La lumière qui ne s’éteint pas : le 2 février

Chandelle, Candella, en latin, telle est l’origine du mot « Chandeleur »,  une fête que nous associons bien volontiers aux délicieuses crêpes autrefois fabriquées avec la farine de l’année précédente. Les faire sauter avec une pièce d’or à la main donnait prospérité à la maison ! La crêpe, de par sa forme, rappelle le disque solaire qui éclaire, réchauffe et assure de bonnes récoltes…

La Chandeleur, fête des chandelles, est  dès lors la fête de la lumière qui ne s’éteint pas : celle du Christ, dont on fête le 2 février la présentation au Temple, 40 jours après Noël. Syméon, ce vieil homme pieux dont le nom signifie : « Celui qui écoute et qui obéit », attendait la consolation d’Israël. Prenant l’enfant dans ses bras, il s’écrie en bénissant Dieu : Mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples : lumière pour éclairer les nations païennes (Luc 2, 30-32).

Ce qui frappe dès l’abord, c’est l’universalisme de ce cri : la lumière du Christ baigne déjà le monde entier. De la part d’un très vieil homme, cette réflexion est surprenante ; mais c’est l’Esprit qui le pousse au Temple, cet Esprit qui se moque des frontières toutes humaines. Luc rejoint Matthieu, qui, par le biais des Mages, nous révèle que, dès l’origine, l’Evangile est là pour traverser les frontières et y porter des fruits.

Au temple, le jeune couple va rencontrer l’Esprit Saint, « incarné » par le vieux Syméon qui reconnaît en Jésus celui qui accomplira la loi  et l’inscrira dans les cœurs afin qu’elle soit lumière pour nous-mêmes et pour les autres.

En célébrant  le rite de la procession des cierges de la Chandeleur, nous croyons que le Christ, lumière éternelle, traversera et vaincra nos « soirs », nos deuils, nos angoisses et nos divisions, nos ténèbres en un mot. Puisse la foi de Syméon et de Marie, tout deux pétris d’Esprit Saint, éclairer et raffermir la nôtre.