11 février : journée mondiale des malades

Chaque 11 février, c’est la journée mondiale des malades. Cette journée a été instaurée en 1992 par le pape Jean-Paul II. Il avait le souci de remettre au centre les personnes malades et en souffrance que nous avons si souvent tendance à laisser de côté.

Une fois qu’on est malade, âgé, en maison de retraite, la société nous met d’une certaine manière sous cloche. Beaucoup de personnes perçoivent ce message « Si je ne suis pas capable de faire quelque chose, je ne vaux rien ». C’est ce que le Pape François appelle la culture du déchet. Il explique : « Les personnes ne sont plus perçues comme une valeur fondamentale à respecter et à protéger. Surtout quand elles sont pauvres, ou qu’elles ne servent pas encore ou alors plus. »

Le pape Léon XIV a choisi comme thème pour 2026 : « La compassion du Samaritain : aimer en portant la souffrance de l’autre ». 

En s’appuyant sur la figure évangélique du Samaritain qui manifeste son amour en prenant soin de l’homme souffrant tombé aux mains des voleurs, le thème veut souligner cet aspect de l’amour du prochain : l’amour a besoin de gestes concrets de proximité, par lesquels on prend en charge la souffrance des autres, en particulier de ceux qui vivent dans une situation de maladie, souvent dans un contexte de fragilité due à la pauvreté, à l’isolement et à la solitude.

1°. La maladie peut être l’occasion de creuser notre rencontre avec le Christ, qui a partagé notre souffrance. En devenant davantage conscients de sa proximité, de sa compassion et de sa consolation, cette rencontre nous change et nous rend plus forts.

2°. Dans la souffrance, nous percevons de manière plus fine que l’espérance est un don de Dieu, à accueillir et à cultiver, dans la fidélité.

3°. Les lieux de soins sont souvent l’occasion de partages, où l’on s’enrichit mutuellement, où l’on apprend à croire, à espérer et à aimer. On se découvre être des « anges de l’espérance » les uns pour les autres. Autant de lumières qui nous donnent force et goût de la vie, dans l’amour et la proximité.

« Vous avez plus que jamais en ce Jubilé un rôle particulier à jouer. Votre marche avec les autres est un signe pour chacun, ‘un hymne à la dignité humaine, un chant d’espérance’. Vous stimulez et encouragez dans la charité l’agir harmonieux de toute la société, dans une symphonie capable d’apporter lumière et chaleur. Toute l’Église vous remercie ! Moi aussi, je vous remercie et je prie pour vous, en vous confiant à Marie ». (Pape François)