Un petit saut jusqu’à l’église du Centre ?

L’église Saint Joseph ouvre largement ses portes chaque jour, de 8 h à 18 h.
Et même si les mesures sanitaires empêchent d’y célébrer la messe jusqu’au 15 décembre, pourquoi pas s’imprégner de ce lieu sacré pour une prière, accompagnée ou non d’une petite bougie?

Sur place on y trouvera une représentation géante de l’ancre, ce symbole préféré des premiers chrétiens dans la tourmente. Sur des post-it on peut y écrire son intention de prière, sa peine ou sa soif d’encouragement …

L’engouement des premiers chrétiens pour l’ancre

Dans de nombreuses cultures, l’ancre réfère à l’espoir en tant qu’unique ressource du navigateur au milieu des tempêtes. Très vite les chrétiens ont associé l’ancre avec les orages inéluctables dans toute vie, et plus encore dans celles menacées de fin brutales du fait des persécutions religieuses. Aussi l’ancre est-elle l’une des plus anciennes images qu’ils aient fixées aux divers monuments de leurs cimetières.

Cette petite espérance qui n’a l’air de rien du tout…

Et on pourrait compléter Charles Péguy en ajoutant : « et qui a l’air tellement délaissée aujourd’hui »… Pourtant, l’époque de Péguy était plus traumatisée encore que la nôtre. En 1912 on y vivait l’horreur, et le Poète le sait : L’espérance ne va pas de soi.

Le succès du symbole de l’ancre la grâce à la Lettre aux Hébreux.

Pour son auteur, le point « d’ancrage » c’est la solidité de l’engagement de Dieu à nous associer au « Passeur » pour partager sa vie divine :

« Dieu s’est engagé doublement de façon irrévocable, et il est impossible que Dieu ait menti. Cela nous encourage fortement, nous qui avons tout laissé pour saisir l’espérance qui nous était proposée. Cette espérance, nous la tenons comme une ancre sûre et solide pour l’âme ; elle entre dans le Sanctuaire, où Jésus est entré pour nous en précurseur » (He 6,18-20).