Un carême sans eucharistie… Que faire ?


Les évêques de Belgique ont décidé de suspendre les célébrations eucharistiques jusqu’au 5 avril. Les fidèles se voient ainsi contraints à un « jeûne eucharistique » inattendu en plein carême. Comment réagir à « jeûne eucharistique » ?

  1. « Avoir la foi » ne nous place pas au-dessus des autres : nous partageons les mêmes souffrances. Nous sommes tout autant démunis face à la maladie et à la mort. A ceci près : notre foi nous permet de traverser les périodes d’adversité avec une confiance et une espérance qui nous vient du Christ. Il a traversé la mort et… est ressuscité.
  2. La situation actuelle nous rend, dans les faits, solidaires de toutes ces communautés chrétiennes d’Amazonie, d’Afrique et d’ailleurs, qui n’ont que très rarement (1/an ou 1/10 ans) accès à l’eucharistie. Cette solidarité « de fait » doit nous ouvrir à une solidarité de coeur…
  3. Ce contexte très particulier nous rappelle que l’eucharistie n’est pas un dû, pas un droit, mais un don gratuit de Dieu. Prenons conscience de la chance que nous avons « en temps normaux ». Vivons le « jeûne eucharistique » comme une occasion d’accueillir Dieu d’une façon renouvelée. Du reste c’est là, précisément, le sens du carême !
  4. « Ce n’est pas seulement de pain que l’homme vivra, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Mt 4,4). Nous pouvons prendre davantage de temps pour nous nourrir de cette Parole de Dieu contenue dans la Bible. Surtout les lectures des dimanches de carême.
  5. Enfin, laissons-nous inspirer par l’Esprit pour trouver des moyens concrets de venir en aide à celles et ceux qui sont isolés en raison de la maladie.