Le Pape François fait un rêve

C’est le jour de la fête de Saint François d’Assise que le Pape signe sa dernière encyclique, qu’il a intitulée « Fratelli tutti ». Cette expression en italien est tirée d’un écrit de St François qui s’adressait « à tous ses frères et sœurs, pour leur proposer un mode de vie au goût de l’Évangile ». C’est d’une « fraternité ouverte qui permet de reconnaître, de valoriser et d’aimer chaque personne… » dont rêve le Pape au long de 216 pages réalistes et audacieuses.

Dès l’introduction il vise la fraternité et l’amitié sociale. « Je livre cette encyclique sociale comme une modeste contribution à la réflexion pour que, face aux manières diverses et actuelles d’éliminer ou d’ignorer les autres, nous soyons capables de réagir par un nouveau rêve de fraternité et d’amitié sociale qui ne se cantonne pas aux mots. Bien que je l’aie écrite à partir de mes convictions chrétiennes qui me soutiennent et me nourrissent, j’ai essayé de le faire de telle sorte que la réflexion s’ouvre au dialogue avec toutes les personnes de bonne volonté. »

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Les paroisses de Waterloo bientôt en UP…

Le sigle UP ne devra plus être décodé pour les Chrétiens waterlootois, puisque dans moins de deux mois leurs paroisses collaboreront encore plus intensément dans une même et unique Unité Pastorale (UP).
Le lancement de la nouvelle UP par l’évêque auxiliaire du Brabant Wallon, Mgr Hudsyn, est reporté à des temps moins confinés.

Le tout nouveau Conseil d’UP s’est réuni le 1 octobre dernier pour finaliser cette collaboration inter-paroissiale, longuement mûrie depuis deux années. Ce conseil est formé par les prêtres et assistantes paroissiales de Waterloo, d’un délégué de chaque paroisse et des coresponsables des trois « Pôles » de l’UP.

Lesdits Pôles regroupent les domaines de pastorale que nos paroisses souhaitent désormais assurer en étroite collaboration.

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L’évangile médité jour après jour

Méditation de l’évangile (Lc 19,1-10) du mardi 17 novembre

Jésus passait par « Jéricho ». Il semble qu’il n’avait donc pas l’intention d’y rester. Pourtant, il a changé ses plans pour être un invité de Zachée. Cette flexibilité de jésus par rapport à son agenda est édifiante quant à la liberté que nous devons avoir qu’à la souplesse avec laquelle nous pourrions vivre nos rencontres. Dans des sociétés où l’on est habitué à tout programmer d’avance et à respecter l’agenda parfois plus que les rencontres dans le but d’être le plus efficace possible, la surprise du corona virus est venu nous rappeler pourtant que « l’homme propose, mais Dieu dispose », et qu’il est important d’être disposé à sa grâce sans rigidité. La spontanéité de Zachée à accueillir aussi jésus chez lui, nous rappelle l’intérêt de l’hospitalité, de la générosité, de l’accueil qui n’exige pas que l’on s’annonce d’abord, que l’on prenne rendez-vous, que l’on obtienne une audience pour vivre des moments enrichissants avec les autres. Pouvons-nous nous inviter chez quelqu’un sans l’avertir ? Pouvons-nous accueillir chez nous à l’improviste ? Seigneur, enseigne- moi de ne pas être « en bois » mais attentifs aux moments inattendus de grâce.

 

Méditation de l’évangile (Lc 19,11-28) du mercredi 18 novembre

Cette parabole est déconcertante. Il y a deux histoires parallèles. D’abord, l’hostilité entre le roi et les citoyens qui veulent s’en débarrasser. En second lieu, les interactions entre le roi et ses esclaves. Ces derniers reçoivent plus d’attention. Le roi est avare, tyrannique et cruel. Sa seule qualité est sa volonté de récompenser la fidélité et l’initiative de ses esclaves. Il est difficile de voir quel éclairage la parabole apporte à la nature du Royaume de Dieu. Nous pourrions en déduire que notre service de Dieu ne doit pas être minimaliste, craintif, ou fait à contrecœur; il doit être généreux, imaginatif et agissant. Nous devons être disposés à prendre des risques pour répondre au mandat de Dieu. Être prêts « à perdre notre vie » afin de « la trouver ». Dans ce récit, le troisième serviteur est paralysé par la peur. Si je reconnais en moi quelque chose de son hésitation, je demande à Dieu de me donner le courage dont j’ai besoin pour bien répondre à sa confiance

 

Méditation de l’évangile (Lc 19,41-44) du jeudi 19 novembre

L’évangile de Luc est structuré autour de la montée de Jésus vers Jérusalem. La dernière étape de ce voyage se transforme en un défilé triomphant, partant du mont des Oliviers en direction de la ville. À un certain point, Jésus fait une pause; il regarde à l’horizon, la ville dominée par le Temple et, submergé par l’émotion, il pleure à chaudes larmes. Que voit-il? Qu’est-ce qui l’émeut si profondément? Toute l’histoire d’Israël est déployée devant lui, elle mène à ce jour, à sa venue au milieu de son peuple. Mais les gens sont aveugles, obstinés et incrédules. Ils rejettent leur Messie. Il prie pour les habitants, afin qu’ils accueillent ce que Dieu leur propose. En voyant ce qui se passe autour de moi, dans mon pays, dans le monde, comment ne pas ressentir de la tristesse? Devant tant de mépris de la vérité et de la justice, tant de corruption et les souffrances que cela entraîne. Seigneur, aie pitié de nous et rends-nous sensibles aux situations de désolation que connaît le monde.

 

 

Méditation de l’évangile (Lc 19,11-28) du vendredi 20 novembre

Jésus s’oppose à la corruption du sacré. Inévitablement, le contraste entre l’idéal et la réalité a frappé Jésus: à cause des machinations des autorités du temple, la maison sacrée est devenue une utilité commerciale. Les fidèles du temple ne semblaient pas avoir remarqué ce que les marchands avaient fait du lieu saint tandis qu’ils changeaient la monnaie et vendaient les animaux destinés aux sacrifices. Ils offraient un service, comme les boutiques de souvenirs dans nos lieux de pèlerinage. Tout commerce a tendance à croître quand il trouve un marché ; alors le temple, cet endroit de prière, s’était dégradé en une sorte de marché public. Jésus sentait le besoin de contester cette dérive et de réaffirmer la sainteté du lieu. Aujourd’hui, nous réalisons nous aussi que l’Eglise a certainement besoin de purification, car trop de choses l’ont souillée. Prions pour elle.

 

Méditation de l’évangile (Mt 12,46-50) du samedi 21 novembre

Jésus nous dit qu’on peut être proche par le sang, la naissance, mais en même temps très éloigné par l’esprit, et que pour lui,  sa seule famille ce sont ses fidèles, ses amis, dont le cœur et la pensée sont au diapason des siens. Et où sont le cœur et la pensée de Jésus, sinon complètement accordés à son Père bien aimé et à sa volonté ? Ne comprenons donc pas les mots  » mère, frères  » comme nous les entendons en langage de parenté humaine, Jésus nous parle de parenté spirituelle, la seule qui ait de l’importance pour lui, et il nous demande de le préférer à notre père, notre mère, notre fils, pour être capables de le suivre. C’est à dire de choisir de suivre son exemple à lui, privilégier les valeurs spirituelles qui nous rapprochent de Dieu plutôt que celles que propose le monde, et qui sont périssables et mènent à la mort. Jésus, en aucun cas, nous dit de ne pas aimer père, mère, enfant, mais de choisir avec eux ce qui mène à la Vie.

 

Méditation de l’évangile (Mt 25,31-46) du dimanche 22 novembre

Cette parabole des moutons et des boucs ne concerne pas l’avenir, elle demande d’ouvrir les yeux ici et maintenant sur les besoins de mes voisins – ceux qui ont faim, ceux qui n’ont pas de maison, les réfugiés, les isolés. Jésus s’identifie à chacun d’eux. Si je me détourne de mes frères et de mes soeurs dans le besoin, je me détourne de Jésus. Le message de cette longue et fascinante parabole est simple : chacun doit être traité avec respect. C’est la manière de se préparer à l’ultime communauté d’amour de Dieu. Jésus est déjà présent, caché au cœur de chaque personne. De nos jours, où sont ceux qui ont faim, ceux qui sont nus, les sans-abri ? Quels sont les divers prisonniers de notre monde et de notre époque ? Qui sont ces multiples malades qui souffrent dans nos sociétés ? Ou alors, ai-je donc si bien organisé ma vie que les nécessiteux n’empiètent jamais sur moi ? Seigneur, ouvre nos yeux pour savoir découvrir toutes les personnes qui ont besoin de notre compassion ; pour savoir découvrir ton visage à travers nos frères et sœurs.

Prière sur la couronne d’Avent

Pour soulever le sombre manteau de l’obscurité qui parfois recouvre le monde et même le coeur des hommes, Seigneur, et qui empêche de te voir, je vais préparer quatre bougies. Je les poserai aux 4 coins de la terre pour tout éclairer.

Au nord, au sud, à l’est et à l’ouest, En haut, en bas, à gauche, et à droite. Ainsi les habitants de la terre pourront te voir et t’accueillir.
La première bougie sera la lumière de mon sourire ouvert à tous, chaque jour, comme un cadeau, car toi, Seigneur, tu viens pour la joie de tous.
La deuxième bougie sera la lumière de ma prière tournée vers toi, chaque jour, comme un regard car toi Seigneur, tu parles à chacun dans le secret du coeur.
La troisième bougie sera la lumière de mon pardon accordé à tous, chaque jour, comme une main tendue, car toi, Seigneur, tu laves toutes les offenses des hommes.
La quatrième bougie sera la lumière de ma douceur distribuée à tous, chaque jour, comme du bon pain, car toi, Seigneur, tu donnes à chacun ton amour.
Pour te montrer Seigneur, combien je t’attends, je vais préparer mes quatre bougies, je les allumerai une à une au long des quatre semaines de l’Avent. Quand Noël viendra dans les maisons et les coeurs, elles brilleront dans la nuit. Ce sera ma couronne de lumière préparée pour toi Seigneur, le Prince de la Paix.
Amen